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Interview d'Oppcar pour le Journal Spécial des Sociétés

Né du constat d’un net manque de garantie lors de l’achat d’un véhicule d’occasion, Oppcar propose à tout acheteur ou vendeur un rapport complet du véhicule. Carrosserie, habitacle, moteur… 220 points sont ainsi analysés par un mécanicien partenaire, en garage, qui réalise un rapport complet et détaillé de l’état de la voiture. Ce service assure une transaction sereine, limitant les litiges ou des frais supplémentaires à la suite de l’achat d’un véhicule défectueux. Cette transparence permet ainsi d’établir un prix de vente en adéquation avec l’état du produit. Le Journal Spécial des Sociétés a rencontré ses dirigeants – Yoann Georges, Maxime Proia et Jérémy Chicard – afin d’en savoir un peu plus sur leur parcours, leurs services et leurs objectifs. 

Pouvez-vous vous présenter ? Quels sont vos parcours ?

Maxime : J’ai 29 ans et suis issue d’une famille d’entrepreneurs ! J’ai pour ma part un diplôme de Business management d’une grande école de commerce. Lors de mon parcours professionnel, j’ai eu l’occasion d’affûter mes compétences de gestion et en commerce tant dans des TPE, PME que dans des grands groupes. Mais c’est bien le désir de créer qui m’a toujours animé, concrétisé avec Oppcar !

Jérémy : J’ai 27 ans et suis originaire du Sud-Ouest, pays de la chocolatine ! Je rejoins les Yvelines en 2013 pour y faire une licence ainsi qu’un Master en Management stratégique. J’ai eu la chance de faire mes études en alternance, grâce à quoi j’ai eu l’opportunité de travailler directement chez des constructeurs (Renault, BMW), et de me spécialiser dans le marketing.

Yoann : Je suis le doyen avec mes 31 ans. Je suis né en Île-de-France et je suis parti à Orléans décrocher un diplôme de manager des systèmes d’informations. J’ai ensuite travaillé pour des grands groupes tels que la Saur, la Société Générale ou encore Eurosport. Je suis depuis toujours un grand fan de voiture et de course automobile et Oppcar me permet de combiner métier et passion !

« Être dirigeant, effectivement, ne s’improvise pas, on le devient un peu plus chaque jour ».

Quand et comment est née l’idée d’Oppcar ?

Jérémy : L’idée est dans la tête de Maxime depuis plusieurs années quand il décide de la mettre sur le papier en 2016. Elle naît de son expérience de l’occasion et de sa passion pour la mécanique en général. Nous nous sommes fait la remarque disant que chacun d’entre nous était déjà passé par la case « voiture d’occasion ». À chaque fois les mêmes questions ou ressentis reviennent : « Celle-là me paraît bien mais je ne sais pas vraiment ce que j’achète », « Comment connaître l’état précis du véhicule qui m’intéresse ? ». Toujours autour d’un même objectif commun lors de l’achat ou d’une vente : réduire le stress que cela implique.

Maxime : La solution nous est apparue assez logiquement, il devrait être possible de faire inspecter un véhicule, en garage, par un professionnel expérimenté qui saurait faire le tour de la voiture et détecter les défauts éventuels. À partir de là, nous avons développé un process d’inspection, suivi par le garagiste via une application sur tablette, en plus de 220 points de contrôle selon les modèles de véhicule et qui donne lieu à un rapport complet, consultable sur notre site internet et partageable facilement. 

À qui s’adresse votre service ? Est-il réservé aux habitants de l’Essonne ? 

Maxime : Le service s’adresse à tous les vendeurs de voitures d’occasion qui souhaitent démarquer leur véhicule de la concurrence, ainsi qu’à tous les acheteurs qui souhaitent s’assurer de l’état d’un véhicule avant de l’acheter, qu’ils soient particuliers ou professionnels. Pour le moment, nous sommes présents principalement en Essonne, là où se trouvent notre siège et premier garage partenaire. Mais nous comptons bien nous développer en Île-de-France, puis sur le territoire national, à moyen terme, pour rendre la solution accessible au plus grand nombre.

Yoann : D’ailleurs, les véhicules inspectés ne sont pas réservés aux habitants « proches » de ceux-ci, nous avons vu, lors de nos enquêtes, que les acheteurs étaient près à parcourir plus de 400 km pour trouver leur bonheur. L’idée du rapport est aussi de connaître le véhicule qui vous intéresse avant de se rendre sur place. Et donc de réduire le risque de se déplacer pour rien.

Le montage de votre projet a-t-il été compliqué ? Avez-vous reçu des aides ou des accompagnements ?

Maxime : Complexe serait le bon mot. Monter un projet de cette ampleur n’est pas simple, beaucoup de choses entrent en ligne de compte, et il est très difficile de tout anticiper, surtout pour une première fois. Il faut savoir, quand on entreprend, qu’on ne peut pas se concentrer exclusivement sur le produit que l’on souhaite développer. Le côté administratif est une part très importante à ne pas négliger, et nous en avons fait l’expérience.

Jérémy : Heureusement nous avons pu disposer de l’accompagnement de DayOne Partners, l’accélérateur qui porte avec nous le projet Oppcar. Ils nous apportent les compétences et éclairages nécessaires à la bonne réalisation du projet, et jusqu’ici leurs conseils ont été déterminants. Une telle expérience est très intéressante pour nous, surtout pour un premier projet.

Être dirigeant d’une start-up ne s’improvise pas. Avez-vous suivi une formation dans ce domaine ? 

Maxime : Pas vraiment, notre parcours nous a apporté l ’essentiel des compétences requises dans notre domaine. Être dirigeant, effectivement, ne s’improvise pas, on le devient un peu plus chaque jour, car on apprend constamment sur ces sujets , mais je dirais que les qualités humaines sont le principal facteur d’évolution.

À une époque où les échanges entre particuliers sont grandissants, considérez-vous que les acheteurs attendent désormais plus de garanties ?

Jérémy : Tout à fait, et d’autant plus sur le marché du véhicule d’occasion. Globalement, une tendance générale se dégage avec laquelle les consommateurs veulent en savoir un maximum sur ce qu’ils achètent, on le voit avec l’explosion des achats sur internet et la capacité qu’offre cet outil à obtenir l’information, les avis, etc. Nous les premiers, nous comparons et avons besoins d’informations avant d’acheter. Oppcar répond à ce besoin, en allant chercher les informations les plus précises possibles, grâce à l’expérience des professionnels, dans un environnement adéquat. 

Avec le développement de la blockchain, votre service peut-il être amené à évoluer, en imaginant, par exemple, un suivi de l’état d’un véhicule neuf, dès sa mise sur le marché ?

Yoann : On pourrait effectivement dématérialiser le carnet d’entretien d’un véhicule et permettre un suivi au fur et à mesure de son évolution. On connaîtrait ainsi l’historique complet d’un véhicule, toutes les réparations qu’il a subies ainsi que ses entretiens en garage. Cela diminuerait d ’autant le risque de se retrouver avec un véhicule dont le compteur trafiqué ou accidenté par exemple. Mais pour se rapprocher encore plus prêt de notre produit, nous envisageons aussi l’utilisation d’une blockchain pour débloquer des contrats de garantie en fonction de l’état constaté du véhicule lors de l’inspection Oppcar. Avec un contrat d’assurance indexé sur l’état exact du véhicule, l’assureur peut proposer automatiquement des prix plus bas car il prend moins de risques et les trois parties (acheteur, vendeur et assureur) sont toutes gagnantes.

Quels sont vos objectifs dans les années à venir ?

Maxime : Nous espérons, dans un premier temps, éprouver notre solution et étendre notre réseau de partenaires le plus vite possible. Dans les années à venir, nous espérons avoir l’opportunité de nous déployer en France et pays limitrophes, et surtout nous imposer comme la référence sur notre marché, ce que nous envisageons à moyen terme, notamment grâce à la qualité de la solution que l’on propose. 

 

Propos recueillis par Constance Périn 2018-3823

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